25 Traitements efficaces de l’arthrose

L’OARSI classe les recommandations de traitement pour le genou et la hanche

Divers traitements de l’arthrose sont recommandés aux patients souffrant de douleurs articulaires, de raideur, d’enflure et d’autres symptômes de l’arthrose. Les patients sont souvent déconcertés par tant d’options de traitement – et très honnêtement, ils aimeraient éviter ce qui ne marche pas et se concentrer sur ce qui le fonctionne. Quels sont les meilleurs traitements contre l’arthrose ?

L’Osteoarthritis Research Society International (OARSI) a formé un comité (11 rhumatologues, 2 médecins de soins primaires, 1 chirurgien orthopédiste et 2 experts en médecine factuelle de 6 pays) qui a effectué un examen systématique des directives de traitement de l’arthrose du genou et de la hanche en vigueur entre 1945 et janvier 2006. À la suite de la recherche, le comité a identifié 23 lignes directrices sur le traitement de l’arthrose du genou et de la hanche, 6 étaient fondées sur des opinions, 5 sur des données probantes et 12 sur des opinions d’experts et sur des données de recherche. Grâce à un processus ardu qui comprenait une évaluation critique des lignes directrices existantes, un examen systématique des données probantes les plus récentes et des exercices visant à produire des recommandations consensuelles, 25 traitements ont finalement été proclamés  » un seul ensemble de recommandations à jour « .

Chaque traitement recommandé s’est vu attribuer un score FR (force de la recommandation). La FR de chaque traitement était fondée sur les opinions du comité après avoir considéré les données de recherche sur l’innocuité, l’efficacité et le rapport coût-efficacité. L’expertise clinique des membres du comité a également aidé à formuler la FR, y compris des facteurs tels que leur perception de la tolérance des patients au traitement. La FR est exprimée en pourcentage qui représente la moyenne des notes des membres du comité pour chaque recommandation, où 0 % est le plus faible et 100 % le plus fort. Par exemple, un taux de rendement de 97 % indique qu’en moyenne, le comité considère que l’efficacité, l’innocuité et le rapport coût-efficacité de la thérapie sont très élevés.

L’OARSI a souligné que le traitement optimal de l’arthrose implique à la fois des traitements pharmacologiques (médicaments) et non pharmacologiques (non médicamenteux). C’était la première recommandation générale. Les 24 autres recommandations ont été divisées en trois catégories : non pharmacologique, pharmacologique et chirurgicale. À côté de chaque traitement recommandé se trouve le pourcentage de FR.

Les 11 Modes de traitement non pharmacologique de l’arthrose :

  • l’éducation sur les objectifs du traitement et l’autogestion par le biais de modifications du mode de vie (97 %),
  • l’exercice aérobique, le renforcement musculaire et l’exercice dans l’eau (96 %),
  • la perte de poids (96 %),
  • les aides à la marche (90 %),
  • l’orientation vers un physiothérapeute (89 %),
  • les chaussures et semelles intérieures (77 %),
  • les genouillères (76 %),
  • un contact téléphonique régulier (66 %),
  • les modalités thermiques/chaleur (64 %),
  • acupuncture (59 %),
  • la stimulation électrique trans-cutanée (58 %).

Les 8 Traitements pharmacologiques de l’arthrose :

  • les AINS (anti-inflammatoires non stéroïdiens) par voie orale (93 %),
  • l’acétaminophène (92 %),
  • les AINS topiques et capsaïcine (85 %),
  • les opioïdes faibles et analgésiques narcotiques pour la douleur réfractaire (résistants au traitement ordinaire) (82 %),
  • les injections intra-articulaires (dans l’articulation) de corticostéroïdes (78 %),
  • les injections intra-articulaires d’hyaluronane (64 %),
  • la glucosamine et/ou sulfate de chondroïtine pour le soulagement des symptômes (63 %),
  • le sulfate de glucosamine, sulfate de chondroïtine et/ou diacéréine pour une amélioration possible des articulations et des structures environnantes (41 %).

Les 5 Traitements chirurgicaux de l’arthrose :

  • le remplacement total de l’articulation (96 %),
  • l’arthroplastie unicompartimentale du genou (76 %),
  • l’ostéotomie et autres interventions chirurgicales visant à préserver les articulations (75 %),
  • la fusion articulaire après l’échec d’un remplacement articulaire (69 %),
  • le lavage des articulations et le débridement arthroscopique dans l’arthrose du genou (60 %)

Des recommandations plus anciennes pour le traitement de l’arthrose ont été élaborées avant que les AINS ne soient examinés pour déterminer les risques cardiaques potentiels (crise cardiaque et accident vasculaire cérébral). L’association d’effets secondaires gastro-intestinaux et de risques cardiaques a entraîné une diminution de l’utilisation des AINS. Les membres du comité OARSI estiment que les AINS sont des anti-inflammatoires efficaces et qu’une utilisation à court terme peut être appropriée, considérée individuellement. OARSI ne recommande pas les AINS pour une utilisation à long terme sans tenir compte des antécédents du patient.

Dans l’ensemble, l’élaboration des lignes directrices par l’OARSI était limitée. On pourrait signaler le déséquilibre entre les médecins du comité, les chirurgiens orthopédiques et les médecins de soins primaires étant sous-représentés. Certes, on pourrait souligner la grande subjectivité impliquée dans l’établissement d’un consensus. Malgré tout, les nouvelles lignes directrices présentent un intérêt, en particulier pour les patients, qui n’ont pas accès à toutes les lignes directrices antérieures examinées par le comité.